26 janvier 2006

Un ptit anka?

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Quand je l'ai vu l'autre soir à la télé, j'ai eu un choc : je coyais qu'il était  mort depuis des années...

 

Pour moi, Paul Anka, c'est du même acabit que Julio Iglesias : vieux latino crooner décrépi qu'on croit toujours décédé plus tôt que prévu...

 

Ce soir là, à la  télé, il a commencé à entonner une chanson très jazzy. Parfois les paroles (en anglais of course) sonnaient dans mes oreilles comme des paroles déjà entendues.

 

Quand l'animateur a dit le titre de la chanson, j'ai cru défaillir. Je n'avais absolument pas reconnu l'immense tube du groupe grunge Nirvana "Smells like teen spirit".

 

Le nouvel album de Paul Anka est une pure merveille. Un album de reprises, un de plus? D'autres se sont cassés la figure à cet exercice de style... Pas lui. Anka et sa troupe se sont complètement réappropriés les chansons : la réorchestration est un délice et le crooner sexagénaire montre qu'il sait encore swinguer.

 

Et le pari de la réussite n'était pas aisé car certaines chansons reprises ne sont pas de grandes chansons. On navigue de Oasis, à Nirvana en passant par Van Halen et Pet shop boys. Lorsqu'il entame "Eye of the tiger", on oublie complètement Stallone courant dans la neige (et oui, cette chanson est LA chanson et LA musique de Rocky)

 

Cet album, c'est comme un chamalow qui fond dans la bouche...

 

Décidement, certains "anciens" reviennent en grande forme sur le devant de la scène. Après Henri Salvadore, voici Paul Anka. Allez Julio, bientôt ton tour...

26 décembre 2005

Un ovni tombé du ciel

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J'aime pas Besson.

Du moins pas en tant que producteur ou scénariste. Pas quand il s'adresse à un public de mâles prépubères qui jouissent devant une grosse voiture blanche qui fait vroum vroum.

 

J'aime Besson.

Quand il met ses trois casquettes en même temps : producteur, scénariste et surtout réalisateur....

 

J'ai aimé Léon.

J'ai erré avec Christophe et Isabelle dans le subway parisien.

J'ai plongé dans le grand bleu des yeux de Nikita.

Je viens de tomber amoureuse d'un ange... blond....

 

Cela ressemble un peu à une dissertation de philosophie d'un lycéen de terminale. On devine la problématique. Mais avant, il faut placer des ellipses, des euphémismes, des litotes, des tautologies, des références aux grands penseurs... C'est lorsque le le lycéen se débarrasse de ce carcan stylistique que le lecteur s'intéresse à ses écrits.

 

C'est à ce moment là que j'ai rejoins André et Angel-A. Devant ce miroir où André apprend à se dire je t'aime...

 

Rencontre d'André avec Angel-a, d'André avec André, d'Angel-a avec Angel-A. La boucle est bouclée.

 

Besson a su s'entourer de très bons comédiens. On parle surtout de Debouzze mais pas assez de Rie Rasmussen. La danoise venue du froid, magnifique, irréelle... un ange....

Et puis, il y a ce troisième personnage principal, indispensable. Silencieux mais si présent : Paris.  Pour ceux et celles qui ne savent pas ce qu'est la photographie dans un film, Besson en donne la preuve par l'image.

 

Atmosphère ouatée d'un film-ovni au milieu des king-kong, Harry Potter et autre père noël de cette fin d'année.

 

Et je repense à ces mâles prépubères venus voir le dernier Besson-Debouzze. Ils n'ont pas vu une seule grosse voiture blanche mais surement pour la première fois dans leur vie un film... en noir et blanc...

 

Le site du film : (n'hésitez pas à aller voir la bio de Rie Rasmussen et ces 2 courts métrages et ces sensuels dessins qu'elle a réalisé)

http://www.angela-lefilm.com/ 

 

03 novembre 2005

MoN CôTé PuNk

medium_arton2215.jpegSur scène, un gars qui s'imaginait une crête avec ses doigts en clamant qu'il y pouvait rien, c'était son côté punk. Découverte de Lantoine (voir un précédent billet). Après le concert, une bière dans un autre lieu musical. Un groupe déjanté envahit la scène qui prétend se nommer "Mon côté Punk".

 

Alors, c'est quoi ce Côté Punk? Du bordel... Du bon bordel. Du bordel drôle, engagé, poétique, accompagné de tout un tas de guitares, de bouzouki, de flute traversière, de basses et autres contres...

 

Mon Côté Punk, c'est "concept". Juste des amis qui se sont rencontrés sur la route des concerts et qui aiment se retrouver pour faire un boeuf. Comme ce sont des gars généreux, ils nous invitent au festin. Impossible de vous dire qui fait la sauce : jamais les mêmes personnes sur scène. On y retrouve quand même les ingrédients de base : Lantoine et son compère Pierron, Olivier et Mourad de la Rue Ketanou, Karim de Padam, Dikès, loraine Ritmanic et toutes les autres épices qui agrémentent le plat.

 

Ces bordéliques de gens ont quand même réussi à se retrouver autour d'un micro, dans un studio, pour enregistrer le premier album du "groupe". On imagine aisément le fou rire pendant "Attention", l'odeur du thé à la menthe de "Youssef", les pieds qui battent la mesures sur le touchant poème mis en musique "L'aventure la voilà"... Elle est chez vous!

 

A écoutéer, ré-écouter et surtout à voir ce bordel de joie!

 

Le site 'officiel" : http://waliff.free.fr/

29 octobre 2005

Reprise des négociations

Le nouveau Bénabar, tout beau, tout frais est dans les bacs à glaçon, à poisson voire à disque. Et le clown Barnabé medium_benabar.jpgpose en Une de "Télérama", a son article dans "Le Monde"...

Article qui interpelle. Bénarbar serait considéré par les gens de gauche comme le nouveau Michel Sardou, l'amateur de nouvelle chanson française (Keren An, Katherine, Delerme) trouve que Bénabar, c'est un client du Parisien...

J'aime pas "Le Monde", pas quand il est comme ça. Des phrases que l'on fait dire à des autres sans nom. Je suis de gauche, j'aime la chanson française et Bénabar c'est pas Michel Sardou : suffit juste de comparer les textes (l'un est populaire, l'autre populiste) et de les voir sur scène... Et puis, ce même genre de journaux bien pensant proclamait il y a 2 ans le Bénabar comme chef de file de la nouvelle scène française (et Fersen là-dedans?)...Bref : Tirez pas sur le pianiste!!!

 

Je disais donc que Bénabar est déjà de retour (6 mois après son live mais 2 ans après le dernier album) et c'est toujours un régal. Ce mec-là arrive à vous raconter une histoire en 3min50, en chantant et en croquant si bien le quotidien. Un peu à la manière de Philippe Delerme (oui, le père de...) ou de Gavalda. Un soupçon de cynisme, d'humour noir et de réalisme en plus. A un ado qui pleure son premier amour, il lui dit qu'il pleurera encore, A son gosse qui ne veut pas dormir, il le menace de le placer, A son pote, il sera toujours là pour lui... enfin presque!

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Comme dans tous ces albums : ça bouge, ça swing, ça trompettise et on a hâte voir le résultat sur scène! Il y a aussi toujours ces quelques chansons "moins légères".  Dans celui-ci, à la première écoute, je n'en ai pas ressenti d'aussi fortes que "Je suis de celles" ou "La fanfare"...

 

En écoutant les derniers opus du bonhomme, de Cali, d'Arthur H, d'Albin de la Simone, je me dis qu'elle est belle notre chanson française, qu'elle est rauque, cynique, drôle, poétique, mélancolique, déjantée... Je me dis aussi que ce serait chouette que les filles arrêtent un peu le sempiternel piano-voix-solo (Cherhal, Camille, Pauline Croze...). Et là je pense à Clarika..Quand même, elle est vraiment belle notre chanson française...

 

medium_reprise150.jpgExtraits choisis

Triste compagne

Ce n’est pas le mal de vivre, non ça c’est réservé aux esthètes à la dérive, qui jugent la déprime démodée. Je n’ai pas la gourmandise qui consiste à tout détester, c’est pas pour moi le mal de vivre, c’est beaucoup trop raffiné.
Ça ira mieux demain, du moins je l’espère, parce que c’est déjà ce que je me suis dit hier.

Les épices du souk du Caire

Qu’est-ce qui nous pousse au fond à refaire à la chaîne, tous les mêmes photos qu’on a vu par centaines,
des photos de monuments qui sont jamais très belles, mais c’est nous qui l’a fait c’est pas la carte postale.

Tu peux compter sur moi

Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n’oublie pas...
Le week-end ça m’arrange pas, la semaine j’suis pas trop joignable. Les vacances pourquoi pas, sauf que je coupe mon portable

Le fou rire

J’ai pleuré à ton enterrement, je n’avais pas le choix, tu n’étais plus là comme avant, pour rire avec moi.

24 octobre 2005

Le retour à la terre

Le retour à la terremedium_couv-le-retour-_e0-la-terre-02-gf.3.jpg

Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Autobiographie campagnarde

 

 

 

Trois tomes aux saynètes courtes, écrites par Ferri et croquées par Larcenet :

 - L'installation à la campagne

- La vie à la campagne

- La naissance à la campagne (qui précède la renaissance)

 

C'est l'histoire d'un mec... Manu, dessinateur bédéiste, et sa femme Mariette décident un jour de quitter Juvisy pour Les Ravenelles, lieu-dit d'un village anonyme rural. Le "Manu" en question doit finir son tome "Pic d'ozone" pour Dargaud. Mais les Ravenelles sont loin d'être le cadre d'inspiration idyllique : trop de vert, de bleu, de cui-cui d'oiseaux pour réaliser une BD sur la pollution... Panne d'inspiration. Jusqu'au jour où son pote Jean-Yves lui souffle d'idée de réaliser une BD ayant pour thème l'installation d'un dessinateur à la campagne... Quand la réalité rejoind la fiction. Clin d'oeil au lecteur : "Ce que tu lis est-il vrai? Penses tu réellement que je passe mes journées à discuter avec un ermite en haut d'un arbre? Crois tu que le Manu de la BD est le même Manu?" Une certaine complicité nait alors entre l'un et l'autre : le lecteur entre dans l'intime du créateur...

Manu nous emmène à la rencontre de la nature et de ses habitants : les limaces de son jardin prêtes à dévorer son premier radis, la mère Mortement et ses dictons divinatoires, son voisin Henri, producteur de gnôle (ce que les citadins appellent eau-de-vie) et son maire... tellement maire "Vous travaillez pour les collectivités locales?". Ses potes passent mais ne restent pas : "C'est sympa la campagne mais... je pourrais pas y vivre : c'est vide, ça pue".

 

Dans cette trilogie, on retiendra le tome 3 : celui de la naissance : du bébé et du père. Manu partage les mêmes tourments humanistes que Monsieur Mallaussène de Pennac.

 

Bref, une BD qui parle à tous:

 - aux urbains

- aux ruraux : actuels ou futurs

- aux nouveaux papas

 

Une trilogie qui sent bon les cartons. A offrir notamment à ceux qui choisissent l'exil en territoire sauvage et inconnu : la campagne!

 

Le bonus (comme dans les DVD) : un blog consacré aux voyages duu "Retour à la terre"

http://le-retour-a-la-terre.over-blog.com/

21 septembre 2005

Bénabar et les Carpentier

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Première écoute de la première (oui je sais, ça fait beaucoup de première dans une même phrase) chanson du nouvel album (pas le premier) de Bénabar dont la sortie est prévue début octobre.

Chanson qui s'intitule "Gilbert et Maritie Carpentier".

 

 

Petit cours :

"Gilbert Carpentier fut, avec son épouse Maritie Carpentier, producteur de shows télévisés de variété célèbrissimes en France des années 50 aux années 80.

Ensemble, ils furent pionniers des émissions de variétés télévisées en France, contribuant pour beaucoup à la popularité de chanteurs tels Serge Gainsbourg, Gilbert Bécaud, Claude François, Johnny Hallyday et Sylvie Vartan.

Gilbert Carpentier s'occupait plus de la technique des émissions tandis que son épouse était parfois surnommée la "nounou des artistes"." (Wikipedia)

En fait, c'était surtout l'époque des émissions de variétes à pattes d'Eph et ce sont les premiers qui ont instauré les duos dans les émissions tv.

 

Et donc, le ptit Bénabar joue dans la nostalgie de ses années mais d'une manière toujours aussi entrainante (on retrouve enfin les cuivres entendus sur scène mais rarement sur les albums). En fait, je peux pas vous en dire plus, si ce n'est que j'ai tapé du pied en l'écoutant et que je me suis dit "Décidément, il est doué ce gars là pour raconter le quotidien".

 

Après Souchon et "Françoise Sagan", Bénabar et "Gilbert et Maritie Carpentier". Bientôt Chantal Goya et "Winnie l'ouson"....

14 septembre 2005

O Damien Rice...

 

medium_images.jpgUne icône : un casque audio sur un espace de messagerie instantanée.

Petit casque qui indique ce que l'autre écoute.

Un casque et un nom : Damien Rice. Que fait l'internaute face au casque? Deux choix : "Rien à faire de ce qu'il écoute!"  ou "Qui c'est lui? Connais pas... Allons écouter..."

 

 

Si vous avez choisi la première option, merci d'être passé sur ce blog, le message s'arrête ici ;). Si vous avez opté pour la seconde : ça fait plaisir de voir des gens curieux ici!

 

Alors, grâce à la magie d'internet et de ses téléchargements illégaux, la rencontre avec l'inconnu a lieu. Et là, vous savez que Damien Rice ne sera plus juste un petit casque audio sur un écran.

Windows Média Player entame "Cold Water". Vous arrêtez ce que vous étiez en train de rédiger sur l'ordinateur, vous penchez légèrement la tête sur le côté (vous avez remarqué? on penche souvent la tête quand on pense...), vos poils se hérissent et vous partez... loin... Et vous ne revenez qu'une fois que WMP n'a plus rien à lire...

 

Une voix douce, caressante, chaude, parfois mélancolique. Une voix que l'on a envie de suivre.

 

Plus tard, vous apprenez que le monsieur en question est classé dans la catégorie "Folk", que les critiques le comparent à Jeff Buckley, qu'il a participé à la BOF de "Closers".

 

Mais vous, vous avez mis "Cold Water" en boucle et vous pleurez... même si vous ne comprenez rien à l'anglais... Vous pleurez car c'est tout simplement beau... et WMP pleure avec vous...

07 septembre 2005

La "critique" culturelle positive

Plus facile de critiquer négativement, de "descendre"...

 

On peut ne pas aimer un film  car les acteurs sont aussi expressifs qu'une limace en période de reproduction, un livre car franchement 365p sur la reproduction des limaces, ça l'fait pas, le dernier album du groupe rock "Les limaces" qui ne savent pas jouer de leur instrument (de reproduction)?

 

Mais, écrire une critique culturelle positive... Bienvenue dans le domaine de l'émotion et du sentiment : le rire, les larmes, l'angoisse, la peur, la mélancolie... et du beau. Le vrai beau! Pas celui qui caractérise une top-model, celui que l'on appelle "charme".

 

J'aime ce qui me touche et j'aime partager cela. Partager ce qui me déplait? A quoi bon?

06 septembre 2005

Nathalie Sarraute - Enfance

 

medium_enfance.jpgParler d'autobiographie semble aujourd'hui dépassé. Il faut pourtant prendre ce terme en compte, et se demander ce qui, au vingtième siècle, nous fait émettre des réticences à l'emploi de ce mot et du sens qu’il véhicule : auto-biographie ou l'écriture de soi. Qu'est-ce qui, au vingtième siècle, fait rompre avec le moi ? On ne peut étudier les auteurs du vingtième sans en passer par la psychanalyse et sa majesté le "moi" mis en question par Freud. Parler de « récit de vie » semble mieux convenir à ces auteurs nés après les théories freudiennes, remettant en cause la toute puissance et suprématie du moi. Des écrivains comme Nathalie Sarraute ne nous racontent pas l'histoire de leur vie. Il n'y a pas à proprement parler d'histoire à suivre dans Enfance, si ce n'est celle des lieux, des noms, des temps, des objets/choses, et surtout de la naissance de cet objet/livre suivant les sursauts de la mémoire.

 

« "- Alors, tu vas faire ça ? "Evoquer tes souvenirs d'enfance"...Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas. Mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux "évoquer tes souvenirs"...il n'y a pas à tortiller, c'est bien ça.

- Oui, je n'y peux rien, ça me tente, je ne sais pas pourquoi... »(Enfance, Gallimard, p. 7.)

 

Deux voix ou deux voies sont inscrites. C'est déjà ce qui différencie Enfance des autres récits de vie. Il n'y a pas une histoire, mais bien deux histoires qui vont se tisser : celle des souvenirs et celle du livre à écrire. L'une provoque l'autre, et l'autre convoque la première, et, entre ces deux voix, le silence de forces émotionnelles et des sensations, la voie des sous-conversations tacites. Rousseau, dans Les Confessions, s'en remet à Dieu, le "souverain juge", se croyant fait comme aucun autre, il brandit le moi actif, celui qui pense et agit :

 

"Voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dis le bien et le mal avec la même franchise."

 

Ce moi, c'est celui-là même qui est brisé chez Sarraute, qui s'en remet à un moi incertain du pourquoi de cette entreprise. Le récit s'écrit à partir des espaces et non du moi comme chez Rousseau. Les espaces, de la Russie à la France, de Moscou à Paris, d'Isovo à la rue Boissonade, construisent l'architecture d'Enfance. Les espaces sont aussi ceux des mots qui éveillent les souvenirs d'enfance, qui filent le récit et donnent naissance à l'écrivain.  L'enfance s'évoque par bribes de souvenirs et d'émotions  qui convoquent la mémoire et font avancer le récit par l'intermédiaire des deux voix inscrites. C’est bien un voyage qui s’écrit : celui des différents lieux de l’enfance, de ses différentes figures parentales, mais aussi du début à la fin d’un livre. Où s’arrête (l’)Enfance ? 



Au moment de prendre le Tramway toute seule,

« Soyez gentil, c’est la première fois que ‘la petite’ prend le tramway toute seule, rappelez-lui de descendre au coin du boulevard Saint-Germain… »(p. 276.)

 

Au moment où l’écrivain veut aller ailleurs, c’est-à-dire écrire à partir d’autres lieux que ceux d’ « Enfance » :

 

« Rassure-toi, j’ai fini, je ne t’entraînerai pas plus loin…

-          Pourquoi maintenant tout à coup, quand tu n’as pas craint de venir jusqu’ici ?

-         Je ne sais pas très bien… je n’en ai plus envie… je voudrais aller ailleurs… » (p. 277.)

 

 

 

Amélie Averlan

11.10.02

 

02 septembre 2005

Http://spaces.msn.com/members/regardsimpressionnistes

Journal de Bord Maroc 2005 - Anne Melki

 
Blog lu avec les négresses... vertes pour l'occasion.

Musique de fond à priori adaptée... Tout peut il s'adapter? Ne faire qu'un? Tes photos, tes écrits et ma musique? La communion entre les trois n'aura pas eu lieu... les notes de musique, les voix me ramenant vers mon existant.

Blog et photos qui nous rappellent continuellement l'auteure de ces faits d'ouverts. Même impression lorsque l'on écoute A., lorsqu'on la voit. On la devine derrière chaque mot, assise pendant des heures devant l'échoppe du marchand cherchant ses mots, sa prise de vue...

Mêmes impressions : douceur, calme et volupté. La misère devient belle ici. Le muezzin se fait entendre jusqu'à Orléans. Echappée échappatoire, j'aime bien mettre des jolis mots ensemble juste pour le plaisir de les lire.

Les négresses me rappellent... J'étais partie... réussite du carnet de voyage sûrement... On devine les mots censurés, les passages non-dits, et aussi derrière l'artisan herboriste, au fond d'une théière, en dessous des feuilles de menthe mouillées, des sentiments, des émotions, des mots à deux syllabes...

Négresses écoutées avec le Blog...

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